En conclusion
La caractérisation de ces nanomatériaux et l'étude de leurs fonctions s'appuient sur des techniques souvent très élaborées, et ne peuvent être menées qu'à travers des collaborations avec des spécialistes du domaine. Au premier rang, figurent les techniques de caractérisation structurale, combinant mesures classiques en laboratoire et sur grands instruments (rayonnement synchrotron). Citons également l'optique dans le domaine du visible et des rayons X, qui joue un rôle central dans la caractérisation des systèmes moléculaires complexes, la spectroscopie d'absorption des rayons X (SAX) et le dichroïsme circulaire magnétique (XMCD) pour caractériser la structure électronique et les propriétés magnétiques locales, enfin les expériences d'optique résolue en temps et de microscopie en champ proche. S'ajoutent par ailleurs, les techniques de mesures magnétiques les plus sophistiquées (microSquid, hauts champs magnétiques, hautes fréquences, dynamiques rapides) qui constituent une instrumentation indispensable pour les études proposées. Enfin, la compréhension des mécanismes gouvernant des propriétés physico-chimiques souvent inédites nécessite un important effort théorique et de modélisation, notamment en s'appuyant sur les récents codes utilisant la fonctionnelle densité.
La formation d'un réseau au niveau national a pour objectif d'identifier et structurer les forces et compétences dans les différents domaines afin de faire face aux défis de la prochaine décennie. Il apparaît naturel qu'un tel réseau puisse être élargi à terme au niveau européen. Il existe également des relations fortes avec plusieurs instituts japonais - AIST, NIMS et RIKEN - organisés au sein d'un réseau sur les nanotechnologies ; un partenariat privilégié devrait s'établir rapidement avec ces centres de recherche, notamment pour l'échange de doctorants et post-docs.
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